Quand l’ESG et les infrastructures redéfinissent la “bonne” cible chez les fonds d’investissement

Quand l’ESG et les infrastructures redéfinissent la “bonne” cible chez les fonds d’investissement, succession et transmission d’entreprise Suisse
La “bonne” cible n’est plus seulement celle qui croît vite.
C’est celle qui aligne performance économique, impact mesurable et résilience dans la durée.
Depuis quelques années, un basculement profond est à l’œuvre.
Les capitaux se réallouent.
Les thèses d’investissement se transforment.
Et l’ESG, longtemps perçu comme une contrainte réglementaire ou un discours périphérique, devient une véritable boussole stratégique.
Pour les fonds d’investissement, il ne s’agit plus seulement d’acheter une trajectoire de croissance, mais d’anticiper le monde dans lequel cette croissance devra s’inscrire.
La nouvelle boussole des fonds d’investissement
Les fonds réorientent massivement leurs investissements vers des secteurs jugés essentiels et structurants :
technologies et logiciels critiques,
santé spécialisée,
infrastructures vertes (énergies propres, efficacité énergétique, mobilité bas-carbone),
infrastructures numériques (centres de données, réseaux, cloud, interconnexions).
Ces secteurs partagent des caractéristiques communes :
une demande structurelle forte,
un cadre réglementaire globalement favorable,
un rôle clé dans les grandes transitions économiques et sociétales.
Autrement dit : de la visibilité, de la profondeur de marché et une utilité claire.
L’ESG comme moteur de valorisation et de liquidité
L’ESG n’est plus une “case à cocher” dans un dossier d’investissement.
Il est devenu un levier direct de création de valeur.
Une trajectoire ESG crédible permet de :
réduire les risques opérationnels, juridiques et réputationnels,
sécuriser l’accès au financement et au refinancement,
améliorer les multiples à la sortie,
élargir le cercle des acquéreurs potentiels, qu’ils soient fonds, industriels ou institutionnels.
À l’inverse, une faiblesse ESG mal anticipée devient un facteur de décote, voire un obstacle à la liquidité au moment de la cession.
Trois terrains de jeu au cœur des stratégies actuelles
Les infrastructures numériques, notamment les plateformes de centres de données, sont devenues la colonne vertébrale de l’économie digitale.
Consommation énergétique, refroidissement, souveraineté des données, empreinte carbone : l’ESG y est indissociable de la performance de long terme.
Les infrastructures vertes et la transition climatique attirent des volumes de capitaux croissants.
Solutions de décarbonation, réseaux intelligents, efficacité énergétique, mobilité propre.
L’impact mesurable devient un actif stratégique, pas un supplément de discours.
La santé spécialisée reste un pilier central.
Diagnostics, dispositifs médicaux, services à forte valeur ajoutée.
Vieillissement de la population, innovation continue et impact direct sur la qualité des soins renforcent l’attractivité de ces actifs, à condition d’une gouvernance et d’une responsabilité sociale solides.
Redéfinir la “bonne” cible : une nouvelle grille de lecture
En 2025–2030, une “bonne” cible est une entreprise qui :
opère dans un secteur essentiel (data, énergie, santé, infrastructures critiques),
dispose d’une trajectoire ESG documentée et crédible,
maîtrise ses risques réglementaires, climatiques, sociaux et réputationnels,
présente une gouvernance claire et des talents clés sécurisés,
peut devenir une plateforme ou s’intégrer dans une logique de consolidation.
Et surtout, une entreprise capable de raconter une histoire cohérente aux investisseurs, aux régulateurs et aux acquéreurs futurs.
Conclusion
La “bonne” cible n’est plus seulement rentable.
Elle est utile.
Elle est résiliente.
Elle est alignée avec les grandes transitions en cours.
Les fonds d’investissement qui intègrent dès maintenant l’ESG et les infrastructures critiques au cœur de leurs thèses ne construisent pas seulement de la performance financière.
Ils construisent des portefeuilles liquides, défendables et durables pour la prochaine décennie.









